Siamoises Mentana-Boyer

par Blouin Tardif Architecture - Environnement

Siamoises Mentana-Boyer

Architectes : Alexandre Blouin (responsable du projet), Isabelle Beauchamp et Jonathan Trottier, de Blouin Tardif Architecture - Environnement, Montréal (site Web).
Ingénieurs : Calculatec Ingénieurs-Conseils, Montréal.
Endroit : Arrondissement Le Plateau–Mont-Royal, Montréal.
Superficie : Environ 250 m² par résidence.
Étages : 3 niveaux.
Programme : Deux résidences identiques, chacune avec garage, bureau, terrasse et cour intérieure.
Matériaux notables : Bois (parement) et brique (parement).
Type de projet : Résidentiel unifamilial.
Année : 2013.

Source : v2com.

Les architectes de Blouin Tardif Architecture - Environnement ont fait preuve d'un grand travail d'ingéniosité pour ces deux résidences identiques construites au cœur du Plateau Mont-Royal, à Montréal.

Les Siamoises Mentana-Boyer, construites dos-à-dos l'une à l'autre, occupent un terrain traversant laissé vacant par un ancien édifice commercial. Chaque bâtiment remplit l'entièreté de son terrain, sans cour arrière ou accès à une ruelle, ce qui implique des défis particuliers : les espaces extérieurs ont dû être pensés à même le design de chaque maison et l'éclairage naturel a été maximisé.

Au-dessus du garage et du bureau, qui occupent le rez-de-chaussée, a été creusée une cour intérieure qui apporte lumière et air frais aux chambres à coucher, salles d'eau et sauna qui se trouvent au premier étage. Les espaces de vie – cuisine, salle à manger et salon – logent au niveau supérieur, où la cour intérieure s'élargit pour créer une terrasse qui donne une vue imprenable sur le paysage.

Description du projet par ses architectes :

Au cœur du plateau Mont-Royal, sur le lot particulier d’un ancien bâtiment commercial, se cachent ces résidences siamoises. Les deux copropriétés occupent chacune la moitié du lot et possèdent leurs entrées respectives sur la rue Mentana et la rue Boyer.

Les contraintes du projet s’articulaient autour des exigences et limites classiques du contexte urbain, soit le gabarit des bâtiments voisins, la mitoyenneté et le défi d’amener la lumière naturelle à l’intérieur.

Le parti architectural a porté sur la forme du lot grâce à l’optimisation des aménagements. Afin de profiter de la profondeur des terrains, la totalité du lot est construite. Deux cours intérieures sont sculptées, favorisant ainsi l’apport en lumière naturelle à l’intérieur du bâtiment tout en offrant des espaces extérieurs privés de qualité.

Le parcours intérieur s’organise sur trois niveaux. Le garage et le bureau sont situés au rez-de-chaussée, tandis que les chambres, les salles d’eau et le sauna se partagent le niveau central et profitent de l’accès à la cour intérieure. Les espaces de vie occupent le dernier étage qui offre un espace décloisonné entièrement vitré sur l’ouverture centrale du bâtiment. La terrasse extérieure bardée de cèdre procure pour chacune des résidences des vues sur la ville ou la montagne.

Au-delà de l’évocation de l’ancien caractère commercial du bâtiment, il y a une véritable réinterprétation de la façade, qui agit ici comme un écran de brique ne dévoilant l’articulation des cours et des terrasses intimistes que par sa trouée à l’étage supérieur.

Contrainte au départ, la forme du lot a permis de renouveler la réflexion architecturale en milieu urbain. Les Siamoises Mentana-Boyer offrent une double richesse : un îlot de lumière naturelle et d’espaces privés au cœur d’un des quartiers les plus populaires de la cité.

 
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