Se mouiller (la belle échappée)

par Groupe A / Annexe U

Se mouiller (la belle échappée)

Créateurs : Jean-François Laroche, stagiaire en architecture, Rémi Morency, architecte et urbaniste, Érick Rivard, architecte, et Maxime Rousseau, architecte, de Groupe A / Annexe U, Québec (site Web).
Client : Festival international de jardins des Jardins de Métis, Grand-Métis (site Web).
Endroit : Jardins de Métis, 200, route 132, Grand-Métis, Gaspésie.
Matériaux notables : Polycarbonate (panneaux), couleur orange.
Type de projet : Jardin éphémère.
Création : 2015.

Photographes : Louise Tanguay, Gatineau (site Web); Martin Bond; Marjelaine Sylvestre; et Groupe A / Annexe U, Québec.

Se mouiller (la belle échappée) est le premier jardin aquatique présenté au Festival international de jardins des Jardins de Métis. Conçu par une petite équipe de Groupe A / Annexe U, il a la charmante particularité d'offrir des bottes d'eau aux visiteurs pour qu'ils puissent voir l'installation de l'intérieur.

Dans un bassin d'eau de quelques centimètres de profondeur, six cloisons faites de panneaux de polycarbonate forment deux « C » emboîtés l'un dans l'autre. La pièce centrale ainsi créée est isolée du reste des Jardins, et la lumière teintée orange par les panneaux translucides accompagne les visiteurs dans une ambiance peuplée d'étranges effets de réverbération.

À une extrémité du bassin, des bottes d'eau de couleurs vives attendent les visiteurs. Rangées au sommet de tiges semi-rigides qui se ballottent lorsqu'on les frôle, elles forment un ensemble poétique et coloré qui n'est pas sans évoquer la végétation environnante. Les plus petits sont les premiers à les enfiler, mais différentes grandeurs sont disponibles et toute la famille peut participer.

Avant l'ouverture, des plants d'une plante aquatique invasive, la grenouillette, ont été placés dans l'espace cloisonné. L'espoir était qu'elle finisse par l'envahir complètement, voire même qu'elle s'en échappe (d'où le titre du jardin), de façon à représenter le danger que sont les espèces invasives pour la flore locale.

Est-ce à cause de la chaleur, du manque d'oxygénation de l'eau ou de l'interaction avec des petits visiteurs curieux? Quelle que soit la raison, la végétation a rapidement dépéri et un seul plant – mourant – survivait au moment de notre passage. Mais le message écologique n'est pas perdu puisque cette expérience démontre bien combien il est difficile de prévoir comment une espèce réagira lorsqu'elle est exposée à un nouvel environnement.

Description du projet par le Festival international de jardins des Jardins de Métis :

L’installation met de l’avant notre rapport face aux espèces invasives et au délicat équilibre des écosystèmes. On tentera ici de retenir la plante dans une sorte d’étau où le visiteur sera invité à pénétrer. La plante saura s’évader au fil de l’avancement de l’été. Perte de contrôle? Quand le beau devient danger… L’expérience du jardin se renouvellera en invitant les visiteurs à s’y engager physiquement afin de s’en approcher. Il ne s’agit plus simplement de contempler mais d’interagir physiquement avec lui en partageant un environnement commun : le milieu aquatique. « Enfilez des bottes et venez vous mouiller en vous faufilant dans l’exiguïté de l’interstice pour découvrir un espace tout autre. »

Biographie des créateurs par le Festival international de jardins des Jardins de Métis :

Groupe A / Annexe U est une firme d’architectes de Québec qui a développé une expertise unique en aménagement du territoire, en urbanisme et en design urbain. Pour les membres de cette équipe multidisciplinaire, la participation et l’interaction du client, et de tout autre intervenant concerné par la démarche, sont au cœur de la réflexion. La sensibilité avec laquelle ils abordent chaque projet et leur créativité ont jusqu’ici assuré le succès de la firme, qui a été lauréate et finaliste dans de nombreux concours.

Plus d'informations sur le site Web du Festival international de jardins.

 
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