Restaurant Ikanos

par blazysgérard

Restaurant Ikanos

Designers : Alexandre Blazys, chargé de projet et designer, et Benoit Gérard, designer, de blazysgérard, Montréal (site Web). 
Ébénistes : Ébénisterie G. D. Pro, Montréal (site Web).
Collaborateurs : Serge Cantin Métal, Montréal (site Web) et Italbec, Montréal (site Web).
Entrepreneur : St-Jean et Fils, Montréal (site Web).
Client : Constant Mentzas, du restaurant Ikanos, Montréal (site Web).
Endroit : 112, rue McGill, arrondissement de Ville-Marie, Montréal.
Étage : 1 niveau.
Matériau notable : Bois (plancher, plafond).
Type de projet : Commercial.
Coût de l'aménagement : 250 000 $ (sur un budget total de 700 000 $).
Année : 2014.

Source : v2com.

Description du projet par ses créateurs :

Situé au 112 McGill à Montréal, le restaurant Ikanos aux accents méditerranéens, petit frère du restaurant Tasso de la rue Saint-Denis qui rêvait de devenir grand, ouvre officiellement ses portes le 14 octobre 2014.

C’est dans un local démesuré situé dans un ancien entrepôt, devenu studio d’artiste de la rue McGill à Montréal, qu’un propriétaire déterminé décide d’ouvrir Ikanos, un restaurant aux racines méditerranéennes, et mandate blazysgérard pour relever ce défi identitaire.

Le concept de l’espace repose sur une réinterprétation de l’architecture typique de la Grèce et de ses voisins. L’objectif était de développer un langage architectural qui répond à la fois aux exigences du client tout en respectant la thématique avancée sans devenir un pastiche ou un décor. Alexandre Blazys et Benoit Gérard on voulu y poser un regard frais et actuel.

Avec son arche en acier noirci, ses miroirs antiques et ses tabourets d’un bleu profond, le bar donne le ton. Les designers ont voulu traduire le ciel de cette partie du monde à l’aide d’une constellation de globes fumés de tailles différentes.

Les banquettes de bois et de cuir structurent l’espace et les diverses zones de ce restaurant. Elles permettent de maximiser le nombre d’assises tout en offrant des points de vue sur le Vieux-Montréal. Les chaises de bois et de foin de mer ont été, quant à elles, ponctuées d’une peau de mouton afin d’insuffler une touche ludique et féminine au lieu.

Les plafonds ont été traités telle une pergola infinie de lattes de bois suspendues. Rythmés de façon régulière, ces lattes projettent sur les murs de briques et de papier paille une variété de jeux d’ombre et de lumière. L’éclairage et les conduits sont dissimulés au-dessus de ces lattes afin de conférer intimité et chaleur, ainsi qu’une échelle plus humaine. Un éclairage provenant du bas des cloisons est intentionnellement dissimulé à l’intérieur des cimaises d’acier agissant d’horizon pour l’usager.

L’intégration de la cuisine au sous-sol a permis de concentrer toutes les fonctions techniques sur la gauche de ce local typiquement étroit pour ce secteur de la ville. Cette cuisine est aussi le résultat d’une prouesse technique. Avec l’obligation de tirer un conduit gigantesque sur quatre niveaux incluant un coude énorme vis-à-vis l’arrière bar du restaurant, les designers ont su tirer parti de cette contrainte en  faisant de ce dernier le point focal ainsi que le trait d’union du lieu.

D’autres éléments ont su répondre à cette thématique particulière, tels l’habillage de certains murs en stuc et les arches d’acier brut, ou encore la pierre dépolie tantôt noire, tantôt grège de ses sols et des emmarchements, qui apporte délibérément une patine à l’espace. Notons également les cloisons ajourées en métal mince et tressé faisant référence à l’esthétique de conquête d’une Grèce d’autrefois.

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