Résidence St-Philippe

par Atelier Général

Résidence St-Philippe

Architectes : Alexis Naylor et Stéphanie Plourde, de Atelier Général, Montréal (site Web).
Endroit : Arrondissement Le Sud-Ouest, Montréal.
Superficie : 200 m² (2200 pi²).
Étages : 4 niveaux (incluant le sous-sol).
Programme : Conversion d'un duplex en maison unifamiliale.
Matériaux notables : Marbre (surfaces), couleurs blanche et noire.
Type de projet : Rénovation résidentielle
Année : 2013.

Source : v2com.

La rénovation de ce duplex construit dans les années 1870 a commencé à l'étage. Les architectes y ont aménagé les espaces de vie dans une grande simplicité. Le blanc et le noir prédominent, des formes pures ont été utilisées et des touches de bois et de marbre viennent compléter le décor. La lumière entre profondément à l'intérieur et l'aménagement en aire ouverte donne une grande fluidité à l'ensemble.

Le réaménagement du rez-de-chaussée a suivi. Avec les pièces communes à l'étage, la résidence se retrouve avec une organisation inhabituelle au niveau inférieur : le bureau et la chambre des maîtres s'y trouvent tous deux. La proximité de ces fonctions, l'une étant publique et l'autre très privée, engendre un défi de design particulier.

Une double porte minimaliste de couleur noire y sert de séparation entre les zones publique et privée. Une fois fermée, elle donne une rare élégance au petit vestibule. Une plaque d'acier perforée d'une multitude de petits triangles se détache sur le vieux bois peint du mur de l'escalier et confère une forte personnalité à l'espace.

Description du projet par ses architectes :

Situé dans le quartier St-Henri, à Montréal, ce projet consiste en la conversion d'un duplex en cottage pour un jeune couple de professionnels désirant adapter l'aménagement à leurs besoins. Le défi principal : transformer les petites pièces sombres et hermétiques de cette résidence âgée de 150 ans en un espace lumineux, fluide et cohérent.

Plutôt que de simplement tout décloisonner, les architectes ont préféré travailler la finesse des relations entre les différents espaces. L'organisation de vues et d'alignements permet ainsi une impression d'ouverture tout en préservant le caractère intime de la maison sous les combles. La séparation des milieux est tranchée, les lignes sont nettes, mais les espaces demeurent fondus les uns aux autres.

Au rez-de-chaussée, des portes coulissantes disparaissent pour maximiser la  fluidité entre les pièces. La feuille d'acier découpée constituant le limon de l'escalier ouvre une brèche entre l'intérieur et la structure d'origine. À l'étage, une cloison dissimulant des éléments structuraux est pourvue d’une large ouverture, aménagée telle une banquette mitoyenne aux deux espaces et offrant des vues depuis le séjour jusqu’à la cour. Une ouverture pratiquée au plancher du deuxième dégage une double hauteur, engendrant de nouvelles vues entre la mezzanine et les espaces en contrebas.

Les propriétaires cuisinant et recevant fréquemment, la cuisine devait s'articuler de façon à permettre une ambiance festive et une organisation fonctionnelle. Ainsi, un bloc-cuisine laqué noir est déposé dans l'espace et se prolonge vers la pièce contiguë. Il y reçoit un îlot amovible en merisier, dont la mobilité permet de reconfigurer la cuisine pour accommoder les réceptions. L'espace de la cuisine se dilate ; il devient flexible et polyvalent. Le comptoir et le dosseret sont faits de marbre de Carrare, matériau naturel se patinant avec le temps, venant adoucir l’apparence plus statique des surfaces laquées. Un dialogue prend place entre le noir et le blanc, entre l'immuable et ce qui évolue, se transforme.

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