Résidence Altaïr

par Bourgeois / Lechasseur architectes

Résidence Altaïr

Architectes : Bourgeois / Lechasseur architectes, Québec (site Web).
Entrepreneur général : Construction des Grands-Jardins, Petite-Rivière-Saint-François (site Web).
Endroit : Cap-à-l'Aigle, La Malbaie, région de la Capitale-nationale.
Superficie : Environ 300 m² (3000 pi²).
Étages : 2 niveaux.
Programme : Résidence de quatre chambres à coucher et deux salles de bain.
Matériaux notables : Parements de bois et planchers de béton poli.
Type de projet : Résidentiel unifamilial.
Construction : 2016.

Photographe : Adrien Williams, Montréal (site Web).

Une autre maison d'architecte s'ajoute au paysage de Charlevoix. Bourgeois / Lechasseur architectes signe la résidence Altaïr, perchée au flanc de la montagne surplombant la baie de La Malbaie. Profitant de la pente et du boisé pour se soustraire à la vue des passants, la maison s'ouvre sur son côté sud pour faire face au fleuve Saint-Laurent.

Pour profiter pleinement du magnifique paysage, l'organisation des niveaux a été inversée, regroupant les chambres à coucher au niveau inférieur et les espaces de vie à l'étage, au-dessus de la cime des arbres en contrebas. Cet aménagement a aussi l'avantage de donner accès à l'immense toit-terrasse directement à partir de la cuisine. Seule la chambre des maîtres se soustrait à cette logique, positionnée au-dessus de l'entrée principale.

Description du projet par ses architectes :

La résidence Altaïr se situe à Cap-à-Aigle, dans la région de Charlevoix. Son nom réfère à l’étoile la plus brillante de la constellation de l’Aigle et signifie « Aigle en vol ». Cette résidence se démarque par son implantation en « V » qui s’ouvre sur le paysage et ses longues façades qui se projettent dans le vide. Bien que discrète de la rue et refermée au nord, elle s’ouvre et se déploie vers le fleuve, semblant littéralement prendre son envol.

Formellement, deux prismes longitudinaux sont déposés l’un sur l’autre. Un désaxement volontaire favorise la contemplation du paysage. Les longues façades vitrées offrent des points de vue et des cadrages différents sur le fleuve, sur la forêt et sur la ville de la Malbaie en contrebas.

À l’approche, la résidence est peu visible, étant partiellement camouflée par les arbres. Le volume de l’étage se projette pour protéger l’entrée. Le hall fait face à une large fenêtre carrée au sud, la vue se dévoile et l’on peut percevoir la piscine de béton qui semble s’avancer vers le fleuve. L’étage inférieur comprend une aile dédiée aux invités ainsi qu’un séjour. L’escalier d’acier déployé est invitant, lumineux et mène aux aires de vie.

L’étage supérieur s’avance en porte-à-faux au-dessus du vide et pointe vers le fleuve. Les espaces de vie se succèdent et l’espace, complètement ouvert, permet d’avoir une vue imprenable sur l’horizon. On peut accéder à une immense terrasse aménagée sur la toiture de l’étage inférieur. C’est aussi à ce niveau que l’on retrouve la suite principale, légèrement en retrait dans la forêt.

Au niveau de la matérialité, les deux volumes sont recouverts d’un parement de bois grisâtre. Les façades en retrait ou protégées par les débords de toit, sont recouvertes de cèdre de l’ouest. Cette essence chaleureuse se poursuit à l’intérieur au plafond et accentue l’effet de prolongement de l’intérieur vers l’extérieur.

Cette résidence invite à la quiétude et à la contemplation du paysage. Désormais une nouvelle étoile scintille dans le paysage de Charlevoix.

Source : Bourgeois Lechasseur architectes / v2com.

 
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