Pavillon Alouette

par BGLA

Pavillon Alouette

Architectes : Stephan Gilbert, Pierre André Levesque, Yasmina Lacasse, François Loranger-Audet, Stéphane Laberge, Nancy Giasson et Blanche Denis, de BGLA | Architecture + Design urbain, Québec (site Web).
Ingénieurs : AXOR Experts-Conseils, Sept-îles (site Web).
Gérant de construction : AXOR Construction, Sept-îles (site Web).
Entrepreneur général : AXC Construction, Montréal (site Web).
Structure : Nordic Structures Bois, Montréal (site Web).
Client : Université du Québec à Chicoutimi, Saguenay.
Adresse : 175, rue de la Vérendrye, Sept-Îles, Côte-Nord.
Superficie : 3200 m² (34 000 pi²).
Étages : 3 niveaux (incluant le sous-sol).
Capacité : 400 étudiants.
Matériaux notables : Poutres et colonnes en bois lamellé-collé, panneaux en bois lamellé-croisé (CLT) et parois d'aluminium perforé.
Type de projet : Institutionnel académique.
Coût des travaux : 9,5 millions $ (financé à 100 % par le privé).
Inauguration : 2015.

Photographe : Optik 360°, Sept-Îles (site Web).

Description du projet par ses architectes :

En 2011, dans le cadre de ses projets d’expansion d’usine, l’Aluminerie Alouette s’engage auprès du gouvernement du Québec à financer la construction d’un pavillon universitaire à Sept-Îles avec l’objectif de favoriser l’accessibilité aux études supérieures dans la région.

Inauguré en décembre 2014, le pavillon universitaire Alouette-UQAC possède une superficie de 3200 m² répartis sur trois niveaux et une capacité d’accueil de 400 étudiants. Localisée au cœur d’un quartier résidentiel, cette nouvelle construction est jumelée au Cégep de Sept-Îles, et partage avec celui-ci des services communs.

Le nouveau projet comprend plus de 50 locaux, dont près d'une dizaine de salles de classe, quatre laboratoires, des espaces polyvalents de réunion, deux salles de visioconférence, une didacthèque, une salle informatique, des bureaux d’étudiants, de professeurs et de chercheurs, des espaces de gestion administrative, une aire de vie étudiante et un atrium multifonctionnel.

Six grands objectifs ont guidé le travail des concepteurs :

Consolider le complexe institutionnel actuel constitué de deux bâtiments par l’ajout d‘un troisième pavillon;
Accoler une vocation universitaire à l’établissement de type collégial;
Affirmer l’importance de ces institutions pour la communauté;
Minimiser l’empreinte environnementale;
Attester, à même la conception du bâtiment, de la présence d’une industrie majeure dans la région (l’aluminium);
Concevoir des espaces à dimension humaine inspirant l’apprentissage.

Concept

Le concept élaboré affirme la présence du commanditaire en proposant une analogie entre le « processus industriel de fabrication de l’aluminium » et le « processus d’acquisition des connaissances ». Dans les deux cas, la matière brute est transformée et un matériau plus fin en résulte : dans le processus industriel, on aboutit au « matériau aluminium » et dans le processus cognitif, on aboutit au « savoir ».

Architecture environnementale, développement durable et matériaux

L’utilisation de plusieurs technologies environnementales occupe une place importante dans le projet. Les stratégies de développement durable utilisées se répartissent en trois catégories : les principes d’architecture bioclimatique, les technologies high-tech et les technologies low-tech.

Principes d’architecture bioclimatique

Chauffage solaire passif : système mettant en place un atrium composé d’un mur-rideau orienté vers le sud, possédant des vitrages sérigraphiés pour éviter la surchauffe, et des planchers en béton meulé formant une masse thermique efficiente.

Technologies high-tech

Système de chauffage par concentration solaire parabolique développé par Rackam composé de 15 coupoles orientables en aluminium, disposées en toiture. Cette technologie est jumelée à un système de production de froid par éjecto-compression, permettant de chauffer et de climatiser à l’aide de l’énergie solaire;

Système de géothermie à puits horizontaux et système de stockage thermique. Ces systèmes ont aussi été mis en réseau avec la centrale solaire parabolique dans l’objectif d’augmenter la performance totale des systèmes.

Technologies low-tech

Structure en bois lamellé-collé et lamellé-croisé (CLT); la structure est laissée apparente, limitant l’utilisation de matériaux de finition;

Résistance thermique de l’enveloppe plus élevée de 25% que les exigences du Code national de l’énergie pour les bâtiments (CMNEB);

Mur solaire de 45 m² servant au préchauffage de l’air avant son entrée dans le système de chauffage;

Cloisons intérieures démontables, favorisant la polyvalence des locaux ainsi que la réutilisation et la récupération de matériaux pour des besoins futurs;

Captation des eaux pluviales dans quatre réservoirs acheminant l’eau des toitures vers les appareils sanitaires (eaux grises) et l’arrosage extérieur.

L’implantation d’un pavillon universitaire sur la Côte-Nord du St-Laurent représentait aussi une opportunité de souligner le caractère spécifique du lieu par l’emploi de matériaux régionaux tels que le bois, l’aluminium et les minéraux. Ainsi, plus de 160 éléments de bois lamellé-collé et lamellé-croisé en épinette ont été intégrés dans la structure de bois laissée apparente. Également, dans les espaces publics du projet, un plancher de béton meulé fait écho au paysage minéral de la Côte-Nord en exposant et en mettant en valeur le sable et les agrégats provenant de carrières locales.

La diversité de l’utilisation de l’aluminium dans le bâtiment met de l’avant la multitude de possibilités techniques et formelles de ce matériau hautement technologique produit dans la région (meneaux de murs rideaux, structure des cloisons démontables, parement en mousse d’aluminium recyclé, capteurs solaires, structure des « filtres de la connaissance » en façade nord-est, limon central et garde-corps de l’escalier monumental de l’atrium, etc.).

Source : BGLA / v2com.

 
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