Sous-sol de la Caisse Desjardins de La Nouvelle-Beauce

par Jean Turmel Architecte

Sous-sol du Centre administratif de la Caisse populaire Desjardins de La Nouvelle-Beauce

Architectes : Patrick Maheux, architecte chargé de projet, Jean Turmel, architecte patron, Cindy Roy et Simon Poulin, de Jean Turmel Architecte, Sainte-Marie (site Web).
Ingénieurs mécanique/électrique : PGA Experts, Saint-Anselme (site Web).
Entrepreneur général : Groupe Excel S.M., Sainte-Marie (site Web).
Client : Caisse populaire Desjardins de La Nouvelle-Beauce, Sainte-Marie (site Web).
Adresse : 275, av. Marguerite-Bourgeoys, Sainte-Marie, Chaudière-Appalaches.
Superficie : 330 m² (3500 pi²).
Étage : Sous-sol.
Matériau notable : Béton.
Type de projet : Institutionnel commercial.
Réalisation : 2015.

Photographe : Dave Tremblay, Québec.

Construire en zone inondable n'est pas toujours chose facile. Après leur dernier sinistre, la Caisse populaire Desjardins de La Nouvelle-Beauce, établie à Sainte-Marie, a fait appel à l'équipe de Jean Turmel Architecte pour repenser ses espaces employés situés en sous-sol.

L'aménagement et les matériaux utilisés rendent l'espace particulièrement résistants à d'éventuelles inondations futures. Le béton, parfois poli, parfois brut, est surtout utilisé au niveau du sol, tandis qu'on se permet plus de liberté sur le haut des murs. Un travail intéressant de lumière artificielle a aussi été réalisé, compensant l'absence de fenêtres.

Description du projet par ses architectes :

Suite aux dégâts causés par une inondation dans les locaux situés au sous-sol de son siège social, le client désire profiter de l’occasion afin de revoir le programme, l’aménagement et l’identité de celui-ci. Le programme potentiellement chargé vis-à-vis l’espace restreint oblige à un raffinement et une cohérence absolue des idées. De plus, les décisions techniques de conception doivent être durables afin que les assemblages et matériaux résistent advenant d’autres inondations.

La proposition, fidèle aux valeurs de Desjardins, pose un regard sur l’espace social et un mode d’habitabilité collectif. Marqué par une diagonale formant un grand hall polyvalent qui lie les deux accès principaux au sous-sol, le cœur du sous-sol n’est plus seulement un lieu transitoire mais une occasion de s’arrêter et de discuter entre collègues. Dorénavant avec un grand vestiaire ouvert muni d’un banc et accessible directement à la sortie de l’escalier, le parcours quotidien de chacun des 80 membres du personnel est fluide et permet une transition rapide entre vestiaire, toilettes et cuisine pour ensuite reprendre le chemin du travail vers les étages supérieurs. Une cuisine ainsi qu’une salle des employés lumineuse se dresse derrière une cloison entièrement vitrée donnant une belle perspective sur le grand hall et une perception d’espace spacieux.

De l’autre côté de la cloison vitrée, le grand hall est ponctué de tables hautes en lien direct avec les deux portes donnant accès aux salles de rencontre/conférence/formation permettant ainsi de gérer un espace propice aux pauses, aux cocktails dînatoires et aux rencontres informelles. La salle de conférence s’adapte, grâce à sa cloison mobile, aux différents modes d’utilisation requis, soit : salle de conférence principale, deux salles de conférence distinctes ou salle de formation pour 100 personnes.

Avec ses cloisons montées sur des murets de béton et sa dalle de béton polie, ce projet trouve son identité et tire avantage dans ce qui était sa principale contrainte : la durabilité face aux potentielles inondations. Il provoque des ambiances par les textures comme le béton, les céramiques, le bois, le cuir et également un mur de maçonnerie existant dénudé lors des travaux. La lumière joue également un rôle prépondérant dans la mise en scène d’ambiances selon le type d’utilisation des différents lieux.

Source : Jean Turmel Architecte.

 
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