Résidence Malbaie VI, Marée basse

par MU Architecture

Résidence Malbaie VI, Marée basse

Architectes : Jean-Sébastien Herr, Charles Côté et Audrey Lavallée, de MU Architecture, Montréal (site Web).
Ingénieurs en structure : I-Level.
Entrepreneur : Les Terrasses Cap-à-l'Aigle, La Malbaie (site Web).
Client : Florent Moser, des Terrasses Cap-à-l'Aigle, La Malbaie.
Endroit : Rue Marie Rose, La Malbaie, région de la Capitale-nationale.
Superficie : 300 m² (3200 pi²).
Étages : 2 niveaux.
Capacité : Jusqu'à 8 personnes.
Programme : Pièce commune (cuisine, salle à manger et salon), salle de télévision, salle d’eau, salle de lavage, 3 salles de bain, 4 chambres à coucher et 2 terrasses extérieures.
Matériaux notables : Acier peint en rouge (escalier), béton apparent (fondation, murs) et bois (bardeaux).
Type de projet : Résidentiel unifamilial, hôtelier.
Fin des travaux : Septembre 2011.

Photographe : Ulysse Lemerise Bouchard, de YUL Photo, Montréal (site Web).

L'entrée dans la résidence Malbaie VI, Marée basse, se fait à l'étage. Profitant de l'inclinaison prononcée du terrain, le niveau supérieur du chalet conçu par MU Architecture donne sur celui de la rue, donnant ainsi l'impression que deux petits volumes de bois émergent du sol. Mais ce sentiment de petitesse est trompeur : passez le vestibule et c'est le Saint-Laurent qui s'étire sous vos yeux!

Implantée au flanc d'une colline de Charlevoix, la résidence fait partie d'un ensemble de chalets en location appelé Les Terrasses Cap-à-l'Aigle. Conçue pour être en relation étroite avec la paysage, Marée basse est formée de deux volumes rectangulaires interconnectés, positionnés en angle l'un par rapport à l'autre pour suivre la course du soleil et profiter au maximum des vues panoramiques qu'offre le site. Les nombreuses ouvertures côté sud-ouest offrent à l'occupant une généreuse luminosité et lui permettent de profiter pleinement des perspectives sur le fleuve. 

Pour éviter la surchauffe en été, l'étage supérieur surplombe légèrement le niveau inférieur, créant un débord qui agit comme brise-soleil. Les pertes de chaleur hivernales sont quant à elle limitées par l'encastrement du bâtiment dans la pente, le protégeant aussi contre le nordet, ce vent froid du nord-est si présent dans la région.

Description du projet par ses architectes :

Située à Cap-à-l'Aigle, dans la magnifique région de Charlevoix, la résidence Marée basse fait partie du développement résidentiel Les Terrasses Cap-à-l’Aigle. Mettant en valeur une vue exceptionnelle sur le fleuve Saint-Laurent, la nature environnante et le relief de la région, ce développement qui respecte les normes les plus élevées fait la promotion de l’architecture contemporaine et du savoir-faire local.

Le concept de la résidence repose sur deux volumes désaxés et orientés de manière à tirer le meilleur parti des différents points de vue et d’un maximum d’ensoleillement. Ces deux volumes se dégagent de la forêt comme pour s’élancer vers le fleuve et La Malbaie. Ainsi, grâce à l’angle résultant, la résidence embrasse une immense terrasse privée au niveau inférieur.

À l’arrivée, Marée basse apparaît sous sa forme la plus élémentaire : deux volumes simples en bardeaux de cèdre. L’impression est mystérieuse et déstabilisante. Lorsqu’on avance entre les deux volumes aveugles, on découvre une vue saisissante. Cet observatoire est en fait un toit vert au-dessous duquel s’étend une vaste résidence. Les volumes supérieurs, en apparence isolés, abritent les chambres et les salles de bain. Ils sont reliés à un niveau inférieur, plus fenêtré et ouvert, qui réunit tous les espaces de vie.

Au cœur de la maison, un impressionnant escalier colimaçon en métal rouge sert de pivot aux deux axes principaux. Le salon, la salle à manger et la cuisine s’articulent autour de cet escalier qui constitue incidemment un repère visuel omniprésent. Le plancher radiant de béton et les murs de fondation sont laissés bruts, accentuant ainsi le contraste avec le plafond de cèdre. La cuisine, ergonomique et de facture très contemporaine, comprend un immense îlot qui sert à la fois de coin dinette et de surface de travail. Celui-ci est orienté de manière à offrir à celui ou celle qui s’y trouve une vue panoramique sur le fleuve.

Cette spacieuse maison urbaine de 3200 pieds carrés en pleine nature se marie au site et à son escarpement particulier. Elle se distingue par sa vaste terrasse de 2000 pieds carrés. Cette véritable plage intérieure est ponctuée de gros rochers et de troncs d’arbres qui semblent avoir été abandonnés par la mer lorsqu’elle se retire à marée basse.

Source : MU Architecture / v2com.

 
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