La Maison fontaine

par raumlaborberlin

La Maison fontaine

Architectes : Markus Bader, avec l'aide de Claire Mothais, Lilli Unger et Winnie Westerlund; du collectif raumlaborberlin, Berlin (site Web).
Entrepreneur : Toiture Nature, Sainte-Adèle (site Web).
Client : Goethe-Institut, Montréal (site Web); en collaboration avec le Partenariat du Quartier des spectacles (site Web).
Endroit : Esplanade Clark, rue Sainte-Catherine Est angle rue Clark, arrondissement de Ville-Marie, Montréal.
Superficie : Environ 30 m² (300 pi²).
Matériaux notables : Bois, eau et gazon.
Coût des travaux : 70 000 $.
Type de projet : Installation éphémère.
Année : 2014.

La Maison fontaine est une installation éphémère du collectif raumlaborberlin, reconnu pour ses interventions dans les friches urbaines et les espaces abandonnés, dans ce cas-ci, l'esplanade Clark. Le collectif souhaitait aussi proposer un lieu de réflexion sur l'eau potable comme bien public.

Le résultat est un bâtiment qui n'est en rien une maison, mais plutôt un endroit à l'accès libre et ouvert, proposant une ambiance feutrée suggérant une certaine intimité propice à l'introspection et au repos.

L'architecte a fait le choix de ne pas donner une interprétation évidente à l'installation, mais plutôt d'avancer des outils de réflexion en connotant certains thèmes ou certaines époques par le langage architectural. Ainsi, le bruit de la chute couvre l'activité de la ville, les brumisateurs créent une atmosphère éthérée tout en arrosant les murs gazonnés, des verres de plastique permettent aux passants de s'abreuver directement à la fontaine, mais qui irait boire cette eau dont on ne sait rien?

La forme cylindrique évoque celle du silo industriel de béton ou d'acier, mais la Maison fontaine est construite en bois. Le bassin d'eau entouré d'arcades en plein-cintre rappelle l'architecture arabo-musulmane, tandis que l'oculus qui laisse entrer la lumière semble plutôt évoquer l'architecture romaine.

L'œuvre a été démontée à la fin de l'automne 2014.

Description du projet, par le Goethe-Institut :

Pour son tout premier projet au Canada, le collectif allemand raumlaborberlin, à l’invitation du Goethe-Institut et en collaboration avec le Quartier des spectacles, crée une installation publique unique, la Maison fontaine, qui sera présentée au cœur de Montréal. Œuvre monumentale à la fois architecturale et artistique, la Maison fontaine sera un lieu de rassemblement permettant d’apprécier l’art et de célébrer l’eau.

Véritable collaboration Berlin – Montréal, cette structure est conçue par Markus Bader, un des membres fondateurs de raumlaborberlin et elle a été développée en collaboration avec Claire Mothais et Winnie Westerlund. Sept artistes locaux participeront à animer l’installation en créant des œuvres sonores, des installations lumineuses et des performances originales sur les thèmes de l’eau et l’environnement urbain : Ælab (Gisèle Trudel et Stéphane Claude), Chantal Dumas, Cécile Martin, Chris Salter en collaboration avec Omar Faleh, Erin Sexton et Magali Babin.

Biographie du collectif raumlaborberlin, par le Goethe-Institut :

raumlaborberlin est un collectif berlinois travaillant à la croisée de l’architecture, l’urbanisme, les interventions artistiques et publiques. Créé en 1999 par huit jeunes architectes de formation animés du désir d’explorer des formes d’expression au-delà des structures architecturales permanentes et conventionnelles, raumlaborberlin a acquis au cours des dix dernières années une réputation enviable grâce à ses interventions publiques éphémères et collaboratives, qualifiées souvent de « guérilla urbaine ». Les projets du collectif ont été présentés à divers endroits, tels que Berlin (The Great World Fair – The World is not Fair, sur le site de l’ancien aéroport de Tempelhof, 2012), Venise (Learning Urbanism, 2012, Generator/Kitchen Monument, 2010, Biennale d’architecture), New York (Political : 50 Years of Political Stances in Architecture and Urban Design, MoMa, 2012, Spacebuster, 2011), La Haye (The Vortex, Today’s Art, 2012) et à Shanghai (The International Ghost, Biennale de Shanghai, 2012). Par leurs installations éphémères, ils suscitent de l’intérêt pour des lieux abandonnés et négligés tout en leur redonnant vie.

 
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