Résidence Le Nook

par MU Architecture

Résidence Le Nook

Architectes : Charles Côté, Jean-Sébastien Herr, Valérie Beaudin et Pierre-Paul Guillemette, de MU Architecture, Montréal (site Web).
Ingénieurs en structure : Latéral, Montréal (site Web).
Entrepreneur général : Constructions Boivin, Sutton (site Web).
Endroit : Mansonville, Estrie.
Superficie : 300 m² (3000 pi²).
Étages : 2 niveaux.
Matériaux notables : Revêtement en clin de bois peint en blanc, plafonds de cèdre et planchers en béton poli.
Type de projet : Résidentiel unifamilial.
Réalisation : Décembre 2015.

Photographe : Ulysse Lemerise Bouchard, Montréal (site Web).

Description du projet par ses architectes :

Située dans un secteur paisible des Cantons-de-l’est au Québec, la résidence le Nook se veut une continuité du paysage dans lequel elle s’inscrit. En tournant le dos à la rue, elle offre en premier lieu une façade pratiquement aveugle qui intrigue et incite à la découverte. En s’approchant, certaines ouvertures laissent deviner le magnifique paysage en contrebas.

À l’intérieur, l’enfilade des espaces de vie entièrement ouverts au rez-de-chaussée dévoile successivement au visiteur différentes vues sur le lac Memphrémagog. Séparant les espaces communs des espaces privés, une zone de détente et de contemplation vient marquer une pause dans le parcours. Véritable salon suspendu au-dessus du vide, ce balcon intérieur entre deux niveaux permet d’apprécier le site dans toute sa splendeur.

La forte pente du terrain dicte rapidement les premières contraintes du projet. La maison s’accroche au terrain escarpé et semble se projeter vers le lac. Tel un origami, les deux volumes sont reliés entre eux par un jeu de pliage dynamique des toitures. Les projections ainsi créées agissent comme brise soleil et protègent une immense terrasse à la fenestration généreuse orientée plein Sud.

Un revêtement en déclin de bois peint blanc uniformise l’ensemble des façades et permet une intégration plus délicate du bâtiment dans son environnement. À l’intérieur, la sobriété des matériaux sert de canevas à la création d’un espace à la fois épuré et chaleureux : planchers de béton poli et radiant, céramique noire et mobilier en noyer. La continuité des plafonds de cèdre en soffites prolonge le regard vers le lac et la fenestration abondante efface les limites entre l’intérieur et l’extérieur. Un escalier noir s’inscrit dans la continuité du garde-corps de l’étage et mène au niveau inférieur, vers les chambres. Deux grandes chambres à coucher, une salle de bain et un dortoir aux murs de béton banché composent l’essentiel de l’aménagement du niveau rez-de-jardin.

Agissant comme repère au travers d’une végétation luxuriante l’été, la maison évolue au fil des saisons et sa blancheur se fond dans le paysage d’hiver, tel un hommage aux grands hivers québécois.

Source : MU Architecture / v2com.

 
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