La Métamorphose de l'Insectarium

par Kuehn Malvezzi, Pelletier De Fontenay et Jodoin Lamarre Pratte

La Métamorphose de l'Insectarium

Architectes : Kuehn Malvezzi Architects, Allemagne (site Web), Pelletier De Fontenay architectes, France (site Web), Jodoin Lamarre Pratte architectes, Montréal (site Web).
Ingénieurs en structure : NCK, Montréal (site Web).
Ingénieurs électromécaniques : Dupras Ledoux Ingénieurs, Montréal (site Web).
Client : Espace pour la vie, Montréal (site Web).
Endroit : 4581, Rue Sherbrooke Est, arrondissement Rosemont–La Petite-PatrieMontréal.
Superficie : ± 4385 m².
Étages : 2 niveaux, incluant le sous-sol.
Matériaux notables : Eau (ruisseau), terre crue (murs en pisé) et verre (serres).
Certification : LEED NC Platine.
Type de projet : Institutionnel.
Coût des travaux : 23 millions $ (sous-estimé à 13 millions $ avant le lancement du concours).
Année : 2019.

Cet article est le deuxième d'un dossier de quatre portant sur les transformations majeures qui affecteront l'Espace pour la vie de Montréal dans les années à venir.

Hier, le 24 novembre : le Planétarium Rio Tinto Alcan;
Aujourd'hui, le 25 novembre : la Métamorphose de l'Insectarium;
Samedi, le 29 novembre : la Migration du Biodôme;
Lundi, le 1er décembre : le Pavillon de verre au Jardin botanique.

 

Le bâtiment existant de l'Insectarium est vétuste. Construit en 1989, il souffre de problèmes de condensation, d'infiltration, de mousses, de surchauffe, et surtout, d'une mauvaise acoustique. Avec 350 000 visiteurs par année et des pointes à 4500 visiteurs par jour, sans compter les 150 000 visiteurs à Papillons en liberté, sa capacité maximale est régulièrement dépassée. Il faut donc rénover et agrandir.

Lancé en février dernier, le Concours international d'architecture d'Espace pour la vie prévoit une véritable Métamorphose de l'Insectarium. L'équipe lauréate, dirigée par Kuehn Malvezzi, en consortium avec Pelletier De Fontenay architectes et Jodoin Lamarre Pratte architectes, propose de quadrupler la superficie de l'édifice et de le ceinturer d'un parcours poétique de découverte et d'immersion dans le monde des insectes.

Suite au hall d'entrée, les visiteurs parcourront dans la pénombre un trajet sinueux et en pente douce visant à les désorienter et à les plonger sous le sol. Suivront une série d'expériences sensorielles : passage sous une mare remplie de vie marine, cheminement au raz de la végétation, repli dans un habitat souterrain puis rencontres volontaires avec des insectes, visite de la collection entomologique dans un dôme en pisé et, finalement, immersion dans une grande serre lumineuse servant d'habitat à toute une faune. Les groupes scolaires pourront ensuite accéder à des ateliers créatifs ouverts sur le jardin à papillons.

Le nouvel Insectarium permettra un contact multi-sensoriel sans précédent avec ses petits résidents. Le visiteur humera l'odeur de la végétation, sentira l'humidité et la brise sur sa peau, entendra les chants et cris des insectes, verra leurs couleurs ou leur camouflage et sentira le frôlement du vol du papillon. 

Contrairement aux installations existantes, les changements de niveau inhérents au parcours en grande partie souterrain engendrent une topographie en surface qui s'intègre particulièrement bien avec le Jardin botanique et son jardin aquatique. L'omniprésence de la végétation à toutes les étapes de la visite tend aussi à faire oublier la séparation entre l'intérieur et l'extérieur, entre l'Insectarium et le Jardin botanique.

Description sommaire du projet par Espace pour la vie :

L’Insectarium se métamorphose en un véritable biotope dans lequel les insectes, les plantes et les gens se rencontrent, se découvrent et s’apprivoisent. Dans un espace architectural devenu à la fois paysage et organisme, les souterrains, les espaces clos, l’eau, l’ombre et la pleine lumière se succèdent et se répondent dans un parcours qui entraîne le visiteur dans une expérience sensorielle et immersive au cœur de l’univers de l’insecte.

Aspects techniques

  • matériaux favorisant une proximité maximale avec les insectes (eau, pisé, verre);
  • nouvel espace immersif (volière);
  • ruptures d’échelle et de perspective de l’architecture et de la muséographie;
  • chambres d’expériences individuelles (tête-à-têteavec les insectes);
  • espaces de fonctionnement du musée (laboratoires, serres, quartiers d’élevage, bureaux);
  • ouvertures en transparence pour comprendre le fonctionnement écologique du bâtiment et les processus de soutien aux insectes vivants.

Voir aussi :

Concours d'architecture d'Espace pour la vie par Montréal, ville UNESCO de design.
Grands projets, sur le site Web d'Espace pour la vie.

 
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