FAHOUSE

par Jean Verville architecte

FAHOUSE

Architecte : Jean Verville architecte, Montréal (site Web).
Collaborateurs : Jessica Bouffette, Olivier Grenier et Martine Walsh.
Entrepreneur général : Ulys Collectif, Racine (site Web).
Spécialiste en fenestration : Shalwin Canada, Shawinigan (site Web).
Endroit : Estrie.
Superficie : 180 m² (1900 pi²).
Étages : 3 niveaux.
Matériaux notables : Parois en contreplaqué russe et en céramique blanche, revêtement métallique extérieur peint en noir.
Type de projet : Résidentiel unifamilial.
Année : 2016.

Photographe : Maxime Brouillet, Montréal (site Web).

Le design retenu par l'architecte Jean Verville pour la résidence FAHOUSE s'inspire du chalet en triangle archétypal pour créer une nouvelle proposition particulièrement intéressante. L'escalier central menant les occupants du rez-de-jardin jusqu'aux combles sert d'articulation entre deux vastes volumes triangulaires, un premier consacré aux enfants tandis que l'autre l'est davantage aux parents. L'organisation intérieure favorise les relations visuelles entre les pièces et avec l'extérieur.

Description du projet par son architecte :

Blottie dans l'intimité d’une forêt de pruches, FAHOUSE présente une construction étonnante qui semble émerger d’un conte pour enfants. Exploitant les contrastes entre l’opacité et la lumière, l’architecte Jean Verville élabore un assemblage graphique, qui se dresse tel deux conifères géants, intensifiant l’aspect onirique de cette proposition architecturale. Dérivée de la figure archétypale de la maison, le double prisme triangulaire illustre à merveille l’enfance caractérisant tout le développement du projet.

Imaginée pour un couple de jeunes professionnels et deux enfants, le chalet revisite les paramètres de l’habitation familiale pour explorer un imaginaire intimement lié au lieu, à ses occupants ainsi qu’à leur façon toute actuelle de vivre en famille. L’étroite complicité avec les clients durant le processus de conception, ainsi que l’espièglerie distinguant leur relation parents-enfants, habilitent l’architecte à concevoir un mode d’habiter propre à leur réalité. Tout au long du chantier, la connivence entre l’architecte, la famille et l’entrepreneur favorise un enthousiasme partagé qui résulte en une construction de qualité et une finition irréprochable.

Le profil de deux maisons se dessine. L’architecte souligne l’aspect linéaire du terrain par une promenade longeant la façade aveugle du premier volume. Un large escalier extérieur révélant la pente naturelle mène au rez-de-jardin et accueille les arrivants sous un imposant porte-à-faux délimitant la terrasse couverte. La grande porte opaque s’ouvre sur un vibrant vestibule se prolongeant jusque dans la mystérieuse forêt. L’espace à vivre profite de parois vitrées, qui semblent se dématérialiser pour éliminer la frontière entre l’architecture et le paysage, permettant à la nature de se glisser fabuleusement à l’intérieur. Déjà la maison s’anime et la magie des lieux opère.

Le déploiement architectural de l’escalier articule le rez-de-jardin tout en régissant la parade des accès aux quartiers perchés des deux maisons. La première, celle des bambins, nichée au cœur de la forêt enchantée, se dote d’un immense lit superposé invitant les amis à partager des nuits fantastiques. Un bond de quelques marches conduit à la deuxième, la maison des parents, qui se présente comme une ruche composée d’une succession d’alvéoles offrant chacune un rituel distinctif.

D’un étonnant effet miroir, la chambre se double en une salle de bains proposant deux volumes au dépouillement apaisant suspendus entre ciel et terre. En opposition, l’impressionnant visuel graphique de la salle de douche familiale promet une tout autre expérience des ablutions quotidiennes. Sous les combles, l’étage supérieur évoque l’antre de la baleine pour aviver l'imaginaire et laisser toute la place à un monde coloré d’incroyables aventures.

Source : Jean Verville architecte / v2com.

 
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