Chalet forestier

par Atelier Barda

Chalet forestier

Architectes : Atelier Barda, Montréal (site Web), en collaboration avec la cliente architecte.
Entrepreneur (bâtiment) : Construction B. Lepitre, Cowansville.
Entrepreneur (infrastructures) : Innovation routière Refcon, Lac-Brome (site Web).
Endroit : Frelighsburg, Estrie.
Superficie : 287 m² (3090 pi²).
Étages : 2 niveaux, incluant le sous-sol.
Programme : Résidence secondaire avec trois chambres à coucher, les espaces communs, une pièce moustiquaire de type loggia et une petite salle de séjour supplémentaire côté enfant.
Matériaux notables : Béton (planchers et fondations), bois (structure en bois lamellé-croisé, bardage en épinette noire, portes et fenêtres en acajou, menuiseries en érable), couleurs noire et blanche.
Type de projet : Résidentiel unifamilial.
Livraison : Décembre 2013.

Photographes : Frédéric Bouchard, Montréal (site Web), et Yves Lefebvre, Montréal.

Conçu par Atelier Barda, le Chalet forestier est implanté au sein d'une majestueuse forêt d'érables au flanc du mont Pinacle. La cliente, mère de deux jeunes adultes, est elle aussi architecte et a collaboré étroitement avec l'équipe de conception tout au long du processus. Avec ses formes pures de couleur foncée, la résidence donne l'impression d'avoir été délicatement déposée au milieu du paysage.

Uni par une structure et un design communs, le chalet est en fait formé de deux bâtiments distincts reliés par une pièce moustiquaire. Véritable cœur du projet, cette pièce trois saisons se distingue par son magnifique rangement pour bûches au centre duquel on a eu l'astucieuse idée d'encastrer un barbecue.

Les architectes ont fait usage d'un matériau rarement utilisé au Québec, des panneaux massifs de bois lamellé-croisé (CLT), pour la structure de l'ensemble. Une fois peints en blanc, leur apparence n'est pas sans rappeler celle des lambris que l'on retrouve dans les maisons québécoises ancestrales. Combinés à quelques pièces de mobilier d'époque, dont le superbe poêle à bois, ils forment un clin d’œil sympathique au design vernaculaire d'ici.

Les concepteurs ont dû faire preuve d'ingéniosité dans l'intégration des conduits de ventilation et des gaines électriques. Avec une structure en panneaux massifs, il était impossible de les cacher à l'intérieur. Laissés exposés, ils donnent un look industriel qui contribue au caractère chaleureux et « habité » de l'endroit. La même logique est reprise dans la cuisine et la chambre à coucher, où casseroles et vêtements sont à la vue de tous.

Derrière les bûches, le second espace regroupe les deux chambres pour les enfants et un petit salon secondaire. Ayant sa propre entrée indépendante – il faut passer par l'extérieur pour s'y rendre –, il peut être fermé et non chauffé lorsqu'il est inutilisé. L'intimité qu'il procure en fait aussi l'endroit idéal pour héberger des invités.

Description du projet par ses architectes :

Les clients, citadins assumés, désiraient construire une seconde résidence, en forêt, aux environs de Montréal pour leurs week-end et vacances. Ils ont alors trouvé un site, sur le flanc est du mont Pinacle à Frelighsburg dans les cantons de l’Est. Leurs demandes étaient simples : un lieu aux espaces largement ouverts sur la nature, construit en structure de panneaux de bois massif (CLT), projetant une image brute, robuste et qui soit simple d’entretien.

Ainsi, la composition d’un grand volume subdivisé en trois sous-espaces programmatiques : parents/séjour, loggia et enfants proposent aux occupants, malgré la rudesse du climat en hiver, de sortir pour accéder aux espaces annexes. Ce principe, rapidement adopté par les clients, permet d’accentuer la relation de l’occupant avec la nature et, de façon économique, de ne chauffer que les espaces occupés. La loggia permet donc d’abriter les entrées des deux volumes habités, de loger un espace repas extérieur protégé des moustiques et d’accéder à la coursive est dont la colonnade composée rappelle les arbres de la forêt.

Formellement, le projet se présente, tel un bloc erratique, comme un fragment monolithique d’une taille relativement importante déposé sur place comme par magie. Loin de se fondre au paysage, la masse noire laisse toute la place à la nature environnante dans un contraste dramatique dont les effets de clair-obscur perceptibles ne cessent de se transformer selon l’angle par lequel on l’aborde. À l’instar des tableaux outre-noir de Soulages, « ce n’est pas la valeur noire elle-même qui est le sujet du travail, mais bien la lumière qu’elle révèle et organise. »

Source : Atelier Barda.

Plus d'informations disponibles sur le site Web d'Atelier Barda.

 
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