blanc papier / paperwhite

par Jean Verville architecte

blanc papier / paperwhite

Architectes : Jean Verville, architecte, Jean Benoit Viau, Stéphane Piché et Alain Gamache; de Jean Verville architecte, Montréal (site Web).
Clients : Michelle Masse et Jérôme Fradette.
Endroit : Greenfield Park, Longueuil, Montérégie.
Superficie : 320 m².
Étages : 2 niveaux.
Programme : Vestibule, cuisine, salle à manger, salon, salle de lavage, une salle de bain, 2 salles d'eau et 3 chambres à coucher, dont une avec salle-penderie. 
Matériaux notables : Bois (parement), couleur blanche.
Type de projet : Résidentiel unifamilial.
Année : 2013.

Source : v2com.

Le design d'une résidence à construire dans un quartier de banlieue nécessite toujours beaucoup de doigté de la part de son architecte. Le besoin de lumière naturelle abondante et de vues dégagées sur l'extérieur entre en conflit avec le désir de conserver son intimité face à de très proches voisins.

L'architecte Jean Verville résout ici le problème en implantant la maison de façon à ce qu'elle forme un mur entre la voie publique et le jardin. La cour arrière est ainsi protégée par le bâtiment sur un côté et par une riche végétation sur les trois autres.

La fenestration est judicieusement contrôlée sur la façade principale, où l'avancée du garage a permis de placer un nombre choisi d'ouvertures sans sacrifier l'intimité des résidents. À l'inverse, côté cour, le rez-de-chaussée s'ouvre généreusement sur l'espace extérieur avec un magnifique mur-rideau partiellement protégé du soleil direct par le porte-à-faux de l'étage supérieur.

Il s'agit d'un projet réalisé avec un budget restreint et destiné à une jeune famille. C'est un parfait exemple que l'architecte peut offrir une valeur ajoutée tout en restant accessible à toutes les bourses.

Description du projet par Jean Verville architecte :

La résidence, réalisée pour une jeune famille nouvellement installée à Greenfield Park, une banlieue proche de Montréal, propose une composition sculpturale qui se déploie en des formes géométriques simples. Le morcellement des volumes, le recul du corps principal tout comme l’angle d’implantation de la maison suggèrent une perspective singulière et une volumétrie dynamique présentant une intégration sensible d’une architecture contemporaine à un quartier datant des années 50. S’harmonisant tant au gabarit, aux profils des maisonnettes à toit en pente qu’aux coloris des habitations du secteur, la demeure se couvre d’un unique parement de bois blanc.

Contact permanent avec le jardin

Contrepoids à une façade très privée du côté rue, la fenestration abondante de l’espace de vie situé à l’arrière de la maison offre un fort rapport avec la nature, ainsi que de remarquables points de vue sur un grand jardin privé, à quelques kilomètres seulement de la ville. 

La fluidité du plan, la simplicité des lignes, l’omniprésence du blanc et la justesse d’assemblage des matériaux célèbrent la force et la vitalité d’une géométrie simple qui ajoute à l’effet sculptural. Le hall d’entrée, tonifié par un escalier sculptural, une bibliothèque et un coin lecture, est complété par un volume central angulaire se déployant en hauteur sur plus de 19 pieds. Celui-ci dirige les circulations, préserve l'espace de vie familial des allées et venues, et contribue aussi à dissimuler le large placard d’entrée, le garde-manger et le réfrigérateur.

Deux murs complètement vitrés, totalisant 45 pieds de fenestration du sol au plafond, offrent une vue panoramique sur le jardin arrière provoquant une sensation de fluidité avec l’extérieur. En plus du contact visuel permanent sur le jardin familial, les murs-rideaux permettent d’illuminer l’espace de vie en maximisant l’apport de lumière naturelle. 

Deux terrasses

Deux terrasses, la première, couverte, donne sur l’immense jardin arrière et l’autre, à l’étage, offre un ensoleillement maximal et une privatisation quasi totale.

La terrasse du rez-de-chaussée, avec sa dalle de béton au même niveau que la dalle intérieure, propose un prolongement naturel de l’espace de vie et contribue au dynamisme des espaces ainsi qu’au rapport direct avec le grand jardin. Le porte-à-faux de l’étage supérieur permet d’abriter la majeure partie de sa surface des chauds rayons du soleil d’été comme de la pluie. 

La terrasse de l’étage, jouxtant les ramures d’un majestueux feuillu, propose un jeu d’angles offrant des perspectives nouvelles sur la nature environnante. Accessible des chambres à coucher, cette terrasse, bordée d’une rambarde angulaire toute revêtue de bois blanc, façonne un espace privatif parfaitement adapté à la détente, aux bains de soleil comme aux soirées d’observation du ciel.