Le belvédère du Chemin-Qui-Marche

par IBI | CHBA

Belvédère du Chemin-Qui-Marche

Architectes de paysage : Isabelle Giasson, gestionnaire de projet; Bruno Duchesne, chargé de projet; Patricia Lussier, chargée de conception; Jean-Philippe André, conception, exécution et suivi des travaux; de IBI | CHBA, Montréal (site web).
Architectes : Kevork Garabedian, chargé de projet; Dominic Laforce, exécution; Robert Robitaille, devis; de IBI | CHBA, Montréal (site web).
Ingénieurs : Les services exp inc., Montréal (site web) et AECOM, Montréal (site web).
Client : Arrondissement Ville-Marie, Ville de Montréal (site web).
Endroit : Belvédère du Chemin-Qui-Marche, rue de la Commune Est, arrondissement Ville-Marie, Montréal (plan).
Superficie : 3060 m².
Matériau notable : Bois (surfaces, sièges, structure).
Distinctions : Lauréat 2014 d'un Prix d'excellence Mérite national dans la catégorie Design de l'Association des architectes paysagistes du Canada; nominé aux Prix d'excellence Cecobois 2014 dans la catégorie Aménagement extérieur.
Budget de projet : 2,2 millions $.
Année : 2012.

Le « chemin qui marche » est une expression à l'origine nébuleuse : elle serait une métaphore poétique utilisée par certains Amérindiens pour désigner le fleuve Saint-Laurent avant l'arrivée des explorateurs français. Le fleuve, dont la majesté pousse au rêve, a permis à voyageurs et marchandises, autochtones comme européens, d'entrer profondément dans le continent nord-américain.

En concevant cet espace public en relation avec le fleuve, les architectes et architectes de paysage d'IBI | CHBA ont cherché à s'inscrire dans son histoire : le bois utilisé dans le platelage de la promenade, et dans la structure et le pontage de la terrasse, évoque les anciens quais du port; les lignes diagonales rappellent la présence des voies ferrées sous la terrasse, qui étiraient le fleuve jusqu'à l'océan Pacifique; les textes gravés dans le bois d'ipé du mobilier font référence à différents événements marquants de l'histoire de Montréal; le plan du fleuve, imprimé par perforations de petites croix ferroviaires dans les mâts d'éclairage, place le site en relation avec la vallée du Saint-Laurent, tout comme l'utilisation de plantes indigènes et l'approvisionnement local en matériaux, qui ont aussi l'avantage de réduire l'empreinte écologique de cet îlot de fraîcheur.

Avec ce projet, l'équipe d'IBI | CHBA a relevé le défi du si difficile aménagement des abords de voies ferrées.

Description du projet par IBI | CHBA (source) : 

L’aménagement de cette esplanade se trouve à la jonction du Vieux-Montréal (devenu arrondissement historique) et du Vieux-Port de Montréal. Ce site stratégique, riche d’une histoire de plusieurs centaines d’années et d’un patrimoine industriel toujours présent, révèle une vue imprenable sur le fleuve, la tour de l’horloge et les quais qui l’entourent. Le site raconte l’histoire du lieu par des anecdotes intégrées aux mobiliers et devient un belvédère par le discours avec le fleuve, les installations du Vieux-Port, la bande riveraine, une partie du Vieux-Montréal et de l’île Sainte-Hélène.

Une toiture végétalisée est aménagée sur la dalle existante du tunnel ferroviaire. D’autres interventions reliées aux bonnes pratiques de développement durable sont intégrées au projet : choix de plantes indigènes ou adaptées qui requièrent peu ou pas d’arrosage, choix de matériaux pâles composés de matières recyclées ou réutilisées, approvisionnement local des matériaux et équipements choisis, etc. Le nouvel espace public a transformé ce site industriel et vient bonifier l’offre en espaces verts du Faubourg Québec, premier quartier développé à l’extérieur des murs de fortification.

Voir aussi : Cet article très complet dans Le courrier de l'architecte.

Un merci tout particulier à Mme Isabelle Giasson, architecte paysagiste et associée, et Mme Celena Filteau, adjointe, pour leur grande collaboration.