Jardins de l'hôtel de ville de Québec

par IBI/DAA

Jardins de l'hôtel de ville de Québec

Architectes de paysage : Groupe IBI/DAA, Québec (site web).
Architectes : Lemay & associés, Québec (site web).
Ingénieurs : BPR Infrastructure, Québec (site web).
Entrepreneur : Pomerleau, Québec (site web).
Client : Ville de Québec (site web).
Endroit : Jardins de l'hôtel de ville, rue des Jardins & rue Sainte-Anne, Québec, région de la Capitale-Nationale (plan).
Coût des travaux : 5,8 millions $.
Année : 2014.

La réfection du stationnement souterrain de l'hôtel de ville avait entraîné la démolition de l'ancien parterre qui se démarquait par son usage abondant du béton et de la brique. Sa reconstruction, qui inclut verdure et jeux d'eau, contraste agréablement avec l'environnement très minéral du Vieux-Québec.

Les jardins intègrent les colonnes de projecteurs sur bâtiment du Legs de Paris, cadeaux de la Ville lumière à la Vieille capitale pour son 400e anniversaire, et l'horloge Robert Mille, offerte par le Canton du Jura pour la même occasion. Véritable merveille d'horlogerie dont la valeur est estimée à pas moins de 2,4 millions de dollars, son apparence high tech est mise en valeur par la sobriété de la cage de verre qui la protège.

La disparition sur la rue Sainte-Anne de la rampe d'accès au stationnement réduit les risques d'accrochages entre piétons, cyclistes et automobilistes et établit une continuité pédestre entre l'hôtel de ville et l'édifice Price. La marquage au sol, sur la rue des Jardins, de l'ancienne chapelle des Jésuites, rappelle la présence à cet endroit de cette communauté essentielle à l'éducation des premiers Canadiens.

Suite à son passage à Bordeaux lors de la fête du vin 2010, le maire Régis Labeaume avait insisté pour qu'on installe un miroir d'eau au centre des jardins. Les coûts pharaoniques d'un tel aménagement en plein Vieux-Québec l'ayant depuis fait reculer, l'aire multifonctionnelle n'accueille plus que des jeux d'eau qui peuvent être asséchés lorsque la tenue d'événements l'impose. Le miroir d'eau est maintenant prévu pour la phase III de la promenade Samuel-de-Champlain à l'Anse au Foulon.

Description du projet, par la Ville de Québec (source) :

La réfection de la toiture du stationnement a eu comme conséquence la démolition de la place publique qui y avait été aménagée. Ces aménagements étaient devenus vétustes et non fonctionnels.

Le concept retenu pour l’aménagement des parterres entourant l’hôtel de ville vise à redonner un sens aux jardins qui entourent le bâtiment et à permettre une appropriation des lieux par toute la population.

« Les nouveaux parterres formeront des espaces aux fonctions multiples et variées, a déclaré Mme Julie Lemieux, vice-présidente du comité exécutif responsable de la culture, du patrimoine et de l’aménagement du territoire. Parvis, accueil public ou officiel, lieu d’interprétation historique, de spectacles et d’activités ludiques, les nouveaux espaces seront ouverts à tous. La présence de l’horloge du Jura sera un élément d’attraction permanent. »

La réalisation des divers aménagements paysagers prévus et la reconfiguration des axes de déplacement tant pour les piétons que pour les automobilistes requièrent des investissements de près de 7,2 M$.

La zone dite « des jardins » avec son jeu d’eau, sa place publique multifonctionnelle et ses zones de verdure nécessite un investissement de plus de 5,8 M$, et ce, incluant l’intégration de l’horloge du Jura près de l’intersection des rues des Jardins et Sainte-Anne.

Lieu chargé d’histoire, le sous-sol du parvis de l’hôtel de ville fera l’objet de fouilles archéologiques importantes au cours des prochains mois. Ces fouilles seront financées par l’Entente de développement culturel intervenue entre la Ville de Québec et le ministère de la Culture et des Communications. À la suite des fouilles archéologiques, le parvis sera reconfiguré au coût de 1,4 M$.

Description de l'horloge du Jura, par la Ville de Québec (source) :

Un cadeau d’exception

L’horloge monumentale réalisée en un seul exemplaire par Richard Mille a été offerte par la République et Canton du Jura, en Suisse, pour le 400e anniversaire de Québec. Reconnue mondialement pour ses montres à la fine pointe de la technologie, l’entreprise a créé une œuvre digne des meilleurs standards de la très haute horlogerie. Ainsi, ce cadeau symbolise l’amitié qui unit la République et Canton du Jura à la Ville de Québec.

Des caractéristiques extraordinaires

Cette horloge, d’une taille impressionnante et pourtant plus précise qu’une montre au quartz, est une véritable œuvre d’art en matière d’horlogerie. Bien que ses composantes soient de 300 à 400 fois plus grandes que celles d’une montre, la finition du mécanisme répond aux exigences les plus strictes du domaine.

De sa conception à sa création, plus de 6 années de travail et le savoir-faire d’une centaine de spécialistes issus de 28 corps de métiers ont été requis. Ses pièces sont taillées dans des matériaux nobles comme le titane, le rubis, le saphir et l’aluminium. Elles ont été construites en collaboration avec l'École des métiers techniques de Porrentruy et la Haute-École Arc.

Le poids journalier, principal moteur de l’horloge, effectue une descente en 24 heures et remonte à minuit 59, heure du Jura, soit à 18 h 59, heure du Québec. La chaîne sans fin, soit la partie visible du remontoir d’égalité, est un mécanisme sophistiqué permettant de garantir la régularité du battement du balancier. Quant au balancier régulateur, d’un poids de près de 20 kg, il est doté d’une tige en invar, un alliage indéformable.

Finalement, un ingénieux système électromagnétique permet de garantir le fonctionnement du calendrier perpétuel en tenant compte des années bissextiles.

Des défis techniques inégalés

Parmi la centaine de personnes investies dans la création de l’horloge se trouvent des horlogers, des mécaniciens, des micromécaniciens, des électroniciens, des machinistes, des décorateurs et des logisticiens, pour ne nommer que ceux-ci. Afin de réaliser un projet unique d’une telle ampleur, tous les spécialistes impliqués ont dû faire preuve d’audace, de persévérance et de créativité. Les horlogers, habitués aux pièces minuscules, ont dû poncer à la main de gigantesques engrenages qu’ils étaient contraints de manipuler à l’aide de grues. Quant aux machinistes, familiers avec des ouvrages de grande taille, ils ont dû composer avec des exigences sans précédent en matière de précision.

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